La Fête de sainte Anne - La Turballe - 2009



La 55 ème
Fête de Sainte-Anne
à La Turballe

 

Samedi 25 juillet 2009

 

 

 

La Paroisse Sainte-Anne du Pays Blanc (Communautés de La Turballe, Piriac sur mer, Mesquer, Saint-molf, Trescalan) a fêté dignement, sous un soleil resplendissant, le samedi 25 juillet 2009, la 55éme Fête de Sainte-Anne.

"C'est le 25 juillet 1954, qu'a eu lieu cette première messe de Sainte-Anne à bord de "Reine de la Paix" , les fidèles sont rassemblés sue la Cale Marino"(Si La Turballe m'était conté, Histoire d'une Paroisse) du Père Édouard Elain.

La cérémonie débuta par le dépôt de gerbes à la stèle des péris en mer, l'une par Monsieur Claude THOBIE, premier-adjoint, en l'absence de Monsieur le Maire, l'autre par Monsieur Ludovic LE ROUX, vice-président du Comité Local des Pêches en remplacement de Madame Dominique LEBRUN, présidente.

Á 18 heures, la messe solennelle fut concélébrée devant une grande assistance, par le père Yvon BARRAUD, curé de la Paroisse, entouré des Pères Alain CHEVREL, Pierre-Yves BUGEL et Jean-Marie du Burkina Faso qui vient jusqu'à la fin août en renfort pour la paroisse.

Au début de la cérémonie, le Père BARRAUD souhaita la bienvenue aux élus, aux représentants de la municipalité, aux services de la Gendarmerie, de la police municipale, des représentants des ports de pêche et de plaisance, de la SNSM et du Groupement des Pêcheurs.

Les cantiques étaient chantés par la chorale interparoissiale "Sainte-Anne de Pays Blanc". Les sonneurs de La Turballe participaient également à la cérémonie.

Á l'offertoire, en plus des offrandes, 2 couronnes furent montées devant l'autel, l'une pour les Péris en mer, l'autre pour Georges HOSPIED, disparu, il y a quelques mois, à bord de son voilier. Elles furent bénies à la fin de la messe

Á l'issue de la cérémonie, 16 bateaux prirent la mer pour le dépôt des couronnes en mer. Elles étaient à bord du bateau "MAGAYANT" de Tony LE HUCHE. La sécurité était assurée par la SNSM.

Le verre le l'amitié offert par le Comité Local des Pêches et la Paroisse termina cette très belle cérémonie.

Merci à tous ceux qui ont participé à la réussite de cette 55ème Fête de Sainte-Anne.
 

 

 

 

 

 

 
 

La Prière du Marin

Au nom du Père qui a séparé
les eaux d'avec le ciel et la terre
et du Fils qui foule et apaise la tempête
et de l'Esprit qui plane au-dessus des océans,
Vierge Marie, Reine des flots
à qui les marins, même mécréants,
ont toujours été dévots,
vois à tes pieds tes fils qui voudraient
se hausser jusqu'à toi.

Obtiens-leur une âme pure comme brise de mer,
Un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
Une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie
Mais surtout, ô Notre Dame
ne les laisse pas seuls à la barre,
fais leur relever les écueils où ils s'échoueraient
avant d'ancrer, près de toi, au port de l'Éternité.
Amen

 

 

Homélie de la Fête de Sainte Anne à la Turballe
Samedi 25 juillet 2009

Sainte Anne nous parle d'un toujours et d'un autrement

Nous sommes devant un port qui vit et qui à travers des signes inquiétants et douloureux montre à qui veut les voir les difficultés que traverse le monde de la pêche.

Ici et dans le port d'à côté, des bateaux sont en attente d'un avis favorable de l'administration pour leur utilisation. Sortiront-ils de la flotte de pêche ? De nouvelles réglementations remettent en cause des situations qui semblaient normales ou acceptées jusqu'ici …

L'on sent aussi que l'ambiance est à la morosité pour les criées : moins de poissons, moins d'achats. La ressource elle même est malade et il faut envisager de la solliciter autrement . A ce sujet, l'avis des uns et des autres à de l'importance et en tous les cas une certaine justice se doit d'accompagner les décisions dans les différents pays concernés.

Il retentit comme un appel à vivre la pêche autrement qu'il y a quelques années sans aucun doute. Comment ? Rien n'est écrit à l'avance. Regardons le passé non pas pour le regretter, ni l'embellir… Il n'y a qu'à écouter les anciens pour savoir tout ce qui a été mis en œuvre avec succès pour l'amélioration du travail et des conditions de vie, pour l'amélioration de la pêche et l'accompagnement de la filière pêche. N'oublions pas que dans le passé il a fallu aussi faire face à des situations nouvelles et continuer d'avancer.

Aujourd'hui un autrement est à demander, à mettre en oeuvre et à vivre pour que la pêche dans notre pays, dans notre région, dans notre ville reste l'expression de la mer comme lieu de travail et de vie pour les hommes.

On le comprend bien, rien ne se fera sans doute, en dehors d'une manière d'agir qui manifestera souvent une unité et une réelle cohésion dans les différents domaines de la profession. Rien ne pourra se faire isolément.

Le Pape Benoit XVI, dans sa dernière encyclique rappelle l'importance du principe de subsidiarité. C'est à dire que ce qui peut être décidé au niveau local ne doit être décidé par le niveau supérieur que si le niveau local est capable de le réguler, de trouver une solution totale ou partielle. On sait qu'il faut voir les choses de plus haut que simplement au niveau local immédiat. Mais il semble que désormais, il soit comme acquis de voir des décisions importantes et parfois aux conséquences économiques et humaines pour le moins perturbantes et parfois désastreuses, prises par des technocrates qui imaginent de loin un monde où l'homme n'est plus qu'un agent exécutant et non plus l'acteur responsable de son avenir.

Cela est malheureusement vrai en bien des domaines dans notre pays et devant les difficultés des uns et des autres, les seules aides ou subventions financières ne sont pas là pour donner sa vraie valeur au travail de l'homme. Cette réponse est incomplète. Cela ne dispense pas d'encourager et d'estimer.

Combien les choses seraient vécues autrement si ceux qui édictent des principes donnaient aussi de vraies raisons d'espérer, des raisons et de vrais moyens pour garder la tête haute et le cœur ardant au travail !

Une représentation classique de Sainte Anne nous montre cette femme faisant lire à la Vierge Marie les vieux textes bibliques. N'y aurait il pas un message qui nous rejoint et qui peut donner sens aux sacrifices à consentir, aux efforts qui sont si souvent le lot des uns et des autres ?. Demain s'écrit aujourd'hui et il s'écrit avec ce qu'hier nous a laissé précieusement.

La mission de la mer est pour l'église une présence qui veut manifester l'importance de l'humanité et la grandeur d'une vie de travail dans le monde maritime .

Elle est là pour rappeler combien une économie cherchant avant tout le profit est une économie incomplète quand elle fait passer les programmes avant les personnes.

Parfois dans notre monde si malmené, il y a une tentation du " à quoi bon ", du " pourquoi tout cela ", du " après moi le déluge " .

Cette tentation est réelle et sérieuse.

Sainte Anne nous révèle, avec la Vierge Marie, combien " autrement " est une des manières de Dieu pour ouvrir des chemins de rencontre et de vie. Cette femme est avec sa fille déjà en présence d'un autrement inimaginable à vue humaine mais possible.

Mes amis cette fête de sainte Anne nous fait regarder ici la capacité de l'homme à se renouveler. Et celle de Dieu a faire qu'aucune voie ne soit sans issue, quand l'homme garde l'espérance. Sainte Anne en a fait l'expérience à une période où l'avenir de son peuple semblait bien sombre.

En passant à la criée de temps en temps le matin relativement tôt, en parlant avec les uns et les autres, en écoutant tout ce que l'on me dit pour m'apprendre à ressentir et à comprendre ce monde de la pêche, en lisant le Marin ou des articles qu'on me fait parvenir, je suis frappé de voir l'attachement fort des hommes à la mer et la particularité de la vie maritime de la pêche.

Si des regrets et des difficultés sont exprimés,, avec souvent comme une sorte de fatalisme, Il y a aussi , et voilà ce qu'aujourd'hui nous ne devons pas oublier, exprimées, souvent, une volonté et une espérance. Là est une force inimaginable. Ici se trouve de quoi construire, avancer au large comme le faisait retentir le Pape Jean Paul II au début du nouveau millénaire, comme pour nous inviter à voir loin.

" Toujours plus avant ". C'est la devise de notre commune de la Turballe qui depuis toujours vénère avec affection sainte Anne, la Mère de Marie et qui depuis 55 ans fait vivre ce pèlerinage festif.

" Toujours plus avant ". Ces mots d'hier, il nous faut les relire et y trouver de quoi offrir aux générations à venir, autrement sans doute, la beauté d'une mer généreuse qui fait vivre celle et ceux qui voient en elle une réalité vivante, donnée pour la vie des hommes.

Les sauveteurs en mer nous rappellent que cette dernière doit être respectée pour ce qu'elle

est, et qu'elle est capricieuse. Les sauveteurs nous donnent un signe, celui qui nous dit que même dans les cas de tempête ou de danger, il y a aussi avec l'aide des autres, le courage des hommes, et l'aide discrète de sainte Anne, des moyens de s'en sortir.

Que cette fête de sainte Anne apporte une lumière et souligne la valeur d'un travail qui a marqué et marquera encore notre cité, notre paroisse en ce temps difficile. Qu'elle intercède et inspire les pouvoirs politiques et économiques dans leur recherches de solutions pour l'intérêt général, le bien commun et pour l'avenir.

Ici on ne fait pas que parler du monde maritime, on le voit on le vit. AMEN

Père Yvon Barraud

 

Homélie:
Texte :
Photos :
Mise en page :

Père Barraud
Jean Lecoq
Marcel Berlivet
Marcel Berlivet

 

  

 

 

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