La Fête de Sainte Anne - La Turballe - 2010



La 56 ème
Fête de Sainte-Anne
à La Turballe

 Samedi 31 juillet 2010 

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La Paroisse Sainte-Anne du Pays Blanc (Communautés de La Turballe, Trescalan, Piriac, Mesquer et Saint-Molf) a fêté dignement, le samedi 31 juillet 2010 sur le Terre-Plein du Tourlandroux.

Ce fut d'abord le dépôt des gerbes, à la stèle des péris en mer, par René LEROUX, maire et Bernard MONCARNIE, premier vice-président du Comité Local des Pêches, en l'absence de Dominique LEBRUN, excusée.

Le point fort de la cérémonie fut la messe solennelle sur le terre-plein du Tourlandroux, présidée par le Père Yvon BARRAUD, curé de la Paroisse Sainte-Anne du Pays Blanc et aumônier de la Mission de la mer. Il était entouré des Pères Pierre-Yves BUGEL, Pierre AUBINEAU et des pères Hippolyte et Etienne, prêtres du Bénin, et Thierry DUPUIS, diacre permanent, membre de la Mission de la mer qui prononça l'homélie.

Cette messe était la 12 ème sur le Terre-Plein du Tourlandroux.

Nous pouvions noter la présence de monsieur le Maire et de son épouse, de ClaudeTHOBIE et de Martine CADRO adjoints, de quelques conseillers municipaux et aussi d'un membre du conseil municipal des jeunes.

Étaient présents également, madame Annie RASTEL, du groupement des pêcheurs, de Xavier TIMBO, vice-président du Comité Régional des Pêches et du président de la SNSM, François BERTHO entouré de l'équipage au grand complet, des membres de la Gendarmerie, de la Police Municipale, de Jean-Jacques BELLAN, président des sonneurs de La Turballe et de Jean-Pierre JARNO, président de la Caisse des Secours des Péris en mer..

L'assistance était estimée à plus de 1000 personnes.

Les cantiques furent interprétés par une chorale paroissiale avec également la participation des sonneurs de La Turballe.

Selon la Tradition, la barque de Sainte-Anne fut portée par les membres de la SNSM, devant l'autel magnifiquement décoré.

A la fin de la messe, les 14 bateaux autorisés prirent la mer pour le dépôt de la couronne pour les péris en mer. Elle était à bord du "Bateau Amiral" La Colombine de Christian NICOL. La sécurité était assurée par la vedette SNSM "Côte du pays Blanc" de La Turballe.

Le verre de l'amitié offert par le Comité Local des Pêches termina cette belle cérémonie.

Merci à tous ceux qui ont oeuvré pour la bonne réussite de cette fête patronale.

Rendez-vous est pris pour la 57 ème Fête de Sainte-Anne le samedi 30 juillet 2011 ! ! !

 

 

 

 

 

 

Homélie de Thierry Dupuis,

diacre permanent,

membre de la Mission de la Mer

« À vous, il est donné de connaître les mystères du royaume des cieux »

C’est ce que nous venons d’entendre dans l’évangile, évangile choisi, en cette année du marin, pour cette fête de la Sainte Anne que nous célébrons aujourd’hui !

Mais au fait, qu’est-ce que Jésus est venu faire connaître à ses disciples ? Et donc aussi nous faire connaître ?
Eh bien en cette célébration de la Sainte Anne où nous pensons aussi aux disparus en mer et aux défunts de vos familles, je voudrais, si vous le voulez bien, nous inviter tous à plonger un peu dans la conscience que Jésus avait de lui-même et surtout de son projet pour le monde, son projet pour nous.

Il est venu révéler, en fait, le plus secret de son coeur. Son intuition la plus profonde à l’égard de l’humanité. Et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’Il dit dans l’évangile
« Heureux vos yeux parce qu’ils voient et vos oreilles parce qu’elles entendent ! »
À nous tous, qui, aujourd’hui, voudrions peut-être essayer finalement de Le suivre, Jésus transmet - nous transmet - son « projet » sur l’humanité dont nous sommes les héritiers ...

Premièrement, ce que désire le plus Jésus c’est tout simplement des hommes aimants ouverts les uns aux autres.
Voilà donc d’abord le souhait essentiel et fondamental de Jésus pour l’humanité.

Mais malheureusement, et nous l’observons tout autour de nous, l’humanité est quelquefois tragiquement divisée.
Que de brisures, de conflits en tout genre, de haines, s’exprimant par des violences de toutes sortes, etc.
Que de familles divisées !

Et pourtant, pourtant nos coeurs aux uns et aux autres n’aspirent finalement qu’à une seule chose : ils n’aspirent qu’à l’amour, qu’à l’unité, qu’à la bonne entente, qu’au respect entre nous. Nos familles devraient être constamment des lieux de repos et de bonheur. Nos pays, nos entreprises ne devraient jamais demeurer longtemps des espèces de champs de batailles où des ennemis comptent les coups qu’ils se donnent.

« À plusieurs … ne faire qu’un ! » Tel est tout simplement le modèle sur lequel nous avons tous été construits. N’oublions jamais que Dieu, c’est « trois personnes qui ne font qu’un ». C’est même pourrait-on dire, la palpitation de trois coeurs qui s’aiment.

Quelquefois, et vous le savez bien, nous restons nostalgiques ... bloqués sur le passé, nous voudrions vivre comme autrefois ! En disant c’était mieux avant la crise. On s’entendait mieux, on s’arrangeait ... Mais c’est impossible à revivre, et même pour vous qui vivez du métier de la pêche, et vous le savez mieux que quiconque !

Et puis pour nous tous, c’est la même chose, nous rêvons trop souvent d’une unité facile entre nous, et qui ne serait qu’une vague bonne entente entre des copains, des collègues de travail, des membres d’une même famille ou encore qui serait une simple tolérance …

Jésus, lui au contraire, place beaucoup plus haut l’idéal. Et peut-être, après tout, que la seule solution serait, pourquoi pas, celle de Jésus ?
Car, ne nous faisons pas d’illusion, l’unité telle que l’a prêchée le Christ n’est pas une simple et vague affectivité à l’eau de rose !
Car Jésus ne voit l’unité des hommes qu’en Dieu ! C’est à dire dans un dépassement de l’humain, dans un dépassement et un respect de nos différences aux uns et aux autres !
C’est d’ailleurs ce que vous vivez un peu ici en accueillant des marins venant d’autres pays, d’autres continents !

Deuxièmement, Jésus veut non seulement des hommes aimant leur prochain, mais Il les veut aussi, s’ils le souhaitent, ouverts sur Dieu !
Telle est, en effet, pour Jésus, la condition d’une humanité « vivable ».

« Qu’ils soient un, comme Toi, Père, tu es en moi, et moi en Toi. Qu’ils soient un en nous ». C’est ce que nous pouvons lire dans un passage de l’évangile !
Les risques d’autonomie en tout genre, de refus, d’oppression, sont sans cesse renaissants dans le monde. L’humanité ne fera sans doute jamais son unité totale si elle reste emprisonnée dans le circuit étroit de n’importe quel ghetto, ou club …

Et spécialement en ce temps de crise, où il faut sans doute, et c’est même sûr, remettre au coeur de nos sociétés « du vivre ensemble », refaire du lien social car c’est une question de survie.
Il faut que chaque groupe humain s’ouvre à tous les autres, mais en s’ouvrant aussi à l’autre par excellence, le tout autre qu’est Dieu.
Notre rêve, en effet, ce serait sans doute cette unité facile, cette société … où tous les autres penseraient comme nous. En Dieu, au contraire, les personnes restent totalement distinctes, vivant dans une communion parfaite, mais sans confusion, gardant leur propre liberté.
C’est l’unité de plusieurs !
L’unité selon Dieu ne consiste donc pas à gommer les richesses et les différences que nous avons tous les uns les autres dans une fusion sans saveur ni couleur. C’est au contraire et finalement dans un dépassement par le haut, aussi du côté de Dieu, pour peu qu’on ait un peu la foi, et avec son aide, que l’humanité pourra se construire dans le respect de toutes ses diversités.
Notamment dans le domaine de la mer, et en particulier celui de la pêche !

Parce que nous sommes héritiers d’un Dieu qui donne vie et que nous sommes tous co-créateur avec Lui, co-responsable des ressources qui nous sont confiées !! Pour que demain, on trouve des alternatives pour pêcher mieux, plus durablement, et pour aussi sauvegarder à la fois la ressource et la belle profession de marin pêcheur - je dis profession mais je devrais, sans doute, dire plutôt vocation ...

Tout le monde parle aujourd’hui de pluralisme et d’unité. Que Jésus, aujourd’hui, nous montre et nous oriente vers le respect des autres dans un vivre ensemble parce que tout le monde devrait avoir le droit de vivre de sa passion, de son métier, là où il se trouve, ici à La Turballe et dans tous les ports français …

Ce qui devrait travailler au coeur de l’humanité, dans nos pauvres vies, dans nos trop petites tentatives d’unité, c’est rien de moins que cela, essayer d’imiter la relation parfaite qui unit entre eux les trois personnes divines de la merveilleuse Trinité Qui nous a faits tout simplement à « son image ». C’est peut être ce que nous pouvons demander dans notre prière et essayer de vivre même si cela n’est pas toujours facile

 Amen.

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Un peu d'histoire locale:

" En 1942, le Père DUPÉ avait mis la Paroisse sous la protection de Sainte-Anne et fait le voeux de conduire un jour ses paroissiens en pélérinage d'action de grâce à Sainte-Anne d'Auray.
Ce fût fait le 12 août 1945"

extrait de "Si La Turballe m'était contée ... Histoire d'une Paroisse "
du Père Edouard ELAIN.

Nous avons retrouvé le Programme de cette journée:

 

La légende de Sainte ANNE

1
Un soir d'automne au Paradis
Doucement la vieille saint Anne
S'en fut trouver d'un air très crâne
Jesus qui resta tout surpris
De voir par une heure pareille
Sur route cheminer la vielle
Un soir d'automne au Paradis.

2
En l'embrassant de tout son coeur
Jesus lui dit : c'est toi grand-mère
Et l'aïeule au regard sévère
Qui semblait de mauvaise humeur
Fut troublée et ne su que dire
De voir Jesus sourire
En l'embrassant de tout son coeur.

3
Que veux-tu donc bonne Maman ?
Pourquoi prends-tu cet air si grave,
Reconnais-tu quelque entrave
A ton bonheur ? Oui mon enfant
Réparti sainte Anne attendrie
C'est qu'au paradis je m'ennuie
que dis-tu là, bonne Maman

4
C'est vrai j'y ai trop de loisirs.
Il me faudrait un peu d'ouvrage.
Et bien souris moi car je gage
Que je vais combler tes désirs.
J'ai la Bretagne et te la donne
Si tu veux sois la patronne
Ainsi seront pris tes loisirs.

5
Et sainte Anne embrassa Jesus
Auray devint sa capitale.
Elle aima tant sa cathédrale
Son pays ses bretons têtus.
De son peuple fut tant aimée
Tant chérie et tant acclamée
Que jamais ne s'ennuya plus.

 Reçu de l'Abbé Jean Lordonné
vicaire à Trescalan
26 juillet 1949
Marsac

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Homélie:
Texte :
Photos :
Mise en page :

 

 

Thierry Dupuis
Jean Lecoq
Marcel Berlivet
Marcel Berlivet

  

 

 

 

 


 

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